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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:00

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C'est vrai que Michael Youn est un peu notre Borat à nous.

Ces personnages arriérés, vulgaires, totalement idiots et surtout complètement inconscients portent la marque d'une certaine classe pour qui le raffinement est l'ennemi public n°1. Il partage avec Sacha Baron Cohen, et bien sûr les grands malades de Jackass ce goût pour la mise en danger personnelle qui se rapproche souvent d'une forme médiatique de masochisme.

Mais voilà, Michael est devenu grand. Fini les Morning-Live, les clips outrageants et les films régressifs avec ses potes de lycée. Michael veut de la reconnaissance, Michael veut être un comique que l'on ne regarde pas de haut. Michael veut être le porte-étendard d'un humour bien de chez nous, que l'on peut recycler dans des films avec un vrai scénario et de vrais acteurs.


D'où cette tentative pourtant intéressante au départ de refaire de le coup de Borat, en parachutant deux ploucs d'Asie Centrale dans notre bien aimé hexagone. Sensés terroriser les autochtones, les deux ahuris vont en fait se frotter à la population locale et à ses habitudes belliqueuses, bien plus terrifiants que prévu, en commençant par les specimens les plus graves, à savoir évidemment les corses et les marseillais.


C'est dans cette peinture pleine de sympathie et de gros clichés que l'on comprend bien ce que Michael Youn a voulu faire : lancer un grand cri d'amour à son pays peuplé de gueulards, de mécontents, d'emmerdeurs. Mais des emmerdeurs qui s'aiment, qui s'entraident, qui savent bouffer et déconner. Le regard est juste, mais le reste est malheureusement complètement raté. les bonnes intentions ne suffisent par à de faire de bons films, et ce "Vive la France" est d'une pauvreté vraiment déprimante. 

Rien ne marche, ni les gags à base de déguisements, ni les dialogues avec accent, ni les mises en avant des folklores locaux, tout tombe  à l'eau avec une régularité de métronome. Jamais Michael Youn ne parvient à tenir une scène en longueur, à exploiter un gag ou une situation cocasse. Mal écrit, mal rythmé, mal interprété, le film fait peine à voir. Et oblige à se poser une question : et si, sorti de ses délires de lycéen, Michael Youn n'était pas drôle ?

 

NB : contrairement à ce qui est dit dans le film, le Kirgizisthan n'a pas de frontières avec l'Afgnisthan mais est un pays absolument merveilleux (si, si). Le paradis des treckeurs et des amateurs de lait de jument fermenté. 

 

 

 

 

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Published by DH84
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