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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 08:49
Eyjafjallajökull

 

Ca fait des mois qu'on en entend parler, de cette comédie volcanique.

 

Un magnifique plan de com, appuyé par un titre imprononçable, et la présence à l'affiche de LA méga star de la comédie hexagonale, un certain Dany Boon. Et personne ne pourra attaquer le producteur pour publicité mensongère, le programme étant conforme aux attentes : une comédie post-divorce entre deux protagonistes que tout oppose, mais qui se sont mariés à une époque lointaine (allez savoir pourquoi).

Et comme Dany Boon est de la partie, la production s'est senti obligée d'augmenter le budget et de le faire voir à l'écran, avec cascades et effets spéciaux dans tous les sens.

 

Sans être follement original, le pitch façon guerre domestique pouvait laisser de la place à du gag féroce. Et c'est effectivement ce qui se passe dans un premier temps, en particulier sous l'impulsion d'une Valérie Bonneton qui en fait des surcaisses pour rendre son personnage de working girl absolument insupportable, avec une méchanceté et une mesquinerie de compétition.

Mais en face, Dany Boon est incapable de faire le méchant, et ne fait que rendre tranquillement les coups portées par son acariâtre ex-femme, dans son habituel numéro de gentil dépassé par des manipulatrices. Une composition complètement hors sujet, qui déséquilibre beaucoup un film déjà pas aidé par ses incohérences et son interprétation limite.  

 

On traverse donc avec cet attelage un brin forcé une Europe de ploucs et de dégénérés, mais où tout le monde a le bon goût de parler français couramment (faudrait pas qu'on se fatigue trop avec les sous-titres quand même..). C'est assez fatiguant au vu de l'activité d'une Valarie Bonneton en surégime, mais c'est surtout rarement drôle, un gag très réussi (l'aigle) en deux heures, c'est pas assez pour une comédie de ce calibre.

 

Et les gros moyens ne cachent pas la misère d'un scénario qui voudrait vraiment nous faire prendre nos vessies pour des lanternes.

Entre l'avion, les flics grecs et la coucherie slovène qui n'a aucun sens, on sent bien que le film est écrit sans aucun soucis de cohérence, juste pour pouvoir nous emmener où il veut et conclure la boucle par une scène gnangnan de pseudo réconciliation. Tout ça pour ça ?

 

Au vu du statut de mega star de Boon, c'est assez normal qu'on lui propose régulièrement des gros paquebots du genre, comédies à pitch richement dotées qui le laissent tranquille dans son numéro de gentil-simple-qui-aime-les-vrais-gens. Mais après Un plan parfait, et Astérix&Obelix, il faudrait vraiment qu'il revienne à des films plus écrits, plus simples, plus modestes.

 

Parce que là, on se raproche dangereusement d'un foutage de gueule organisé...

 

 

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nt et malin quand on ne l'attend pas (Planet Terror) ou quand le challenge est à la hauteur (Sin City), limite dilettante quand il est installé et qu'il dispose d'un budget confortable et d'un casting cinq étoiles.

Il y a des réalisateurs qui ne travaillent bien que sous pression, ce qui n'est pas de bon augure pour un Sin City 2...

 

 

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Published by DH84
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