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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:32
Fast & Furious 6

 

En ces temps de festival, et d'invasion de nos écrans par des films d'auteurs ambitieux au formalisme de haut niveau, la programmation nous rappelle que, malgré le déni formel de la météo, cette fin de printemps est aussi la saison des blockbusters. Après "Iron Man 3", et avant le débarquement massif des poids lourds en juin, Universal nous offre le sixième épisode d'une franchise un peu anachronique: "Fast and Furious". Contre la 3D, les costumes brillants de Marvel où les héros tourmentés de DC Comics (qui suis-je ? d'ou viens-je ? ou vais-je ?), on joue la contre-programmation avec des mecs, des vrais.

 

De gros tas de muscles virils qui parlent régulièrement de leurs couilles et qui se regardent dans les yeux avant de se faire la peau, sans oublier de détruire la moitié de la ville qu'ils viennent de coloniser. Des mecs qui  respectent leurs voitures, et pour qui la sécurité routière consiste  tuer le moins de monde possible ne traversant des avenues bondées au dessus de 200km/h.

Et comme on est au XXième siècle, on rajoute quand même quelques femmes qui ne rechignent pas à mettre la main à la pâte, en se frittant allègrement à grands coups de tatanes, mais entre elles uniquement (on est pas des monstres quand même)

 

Fort du gros succès de l'amusant épisode 5, l'équipe de prix Nobels remet donc le couvert de son concept inamovible : des courses poursuites sans fin en ville, à la campagne ou sur autoroute. Comme dans un bon vieux James Bond, le prétexte de ce déchainement de violence est de récupérer une mallette qui contient des codes que pourrait utiliser un grand méchant anglais pour déclencher l'apocalypse. Le tout en jouant en permanence sur l'antagonisme entre l'équipe des méchants (froide, calculatrice, omnisciente), et celle des prétendus gentils formée de repris de justice amusants mais évidemment bordéliques.

 

Le résultat : un joyeux foutoir à base de coups de feux, de pains dans la gueule et bien sûr de tôle froissée. Un joyeux foutoir dans lequel on peut tranquillement ressusciter les morts, se sortir des pires crashs sans la moindre égratignure, soigner une blessure par balle avec un pansement de bébé, privatiser périphériques et autoroutes pour sa séance de kart dominicale, et ne jamais se faire serrer par des flics qui font tapisserie pendant tout le film.

Un joyeux foutoir où la vanne est reine, où personne ne se prend jamais au sérieux, y compris The Rock qui enchaîne avec bonheur les punchlines, vole comme dans "Matrix", et vous expliquera sa manière bien à lui d'ouvrir des distributeurs de sucreries récalcitrants.

 

Sans être transcendant, le film répond plutôt bien à son cahier des charges, en particulier grâce à deux séquences de poursuites énooooormes, qui ne terminent avec des vols planés entre voitures, motos, avion et ... tank, qui font même se lever quelques applaudissements dans la salle, entre les nombreux éclats de rire. Le réalisateur Justin Lin n'est pas John Woo, mais il sait mettre en boîte une petite série Z punchy, ce qui n'est pas forcément donné à tout le monde (voir le récent et pathétique Gi-Joe)

 

Pas de méprise possible, on est bien en présence d'un film d'une débilité absolue et d'une lourdeur pachydermique (il n'y a qu'à voir le traitement consternant des intrigues amoureuses). Mais pour les amateurs d'action facile, qui ne craignent ni l'outrance, ni la vulgarité, et qui veulent juste se payer une bonne tranche de n'importe quoi, il y a définitivement de quoi se laisser tenter.

D'autant que l'épilogue nous annonce l'arrivée pour l'épisode suivant d'un autre grand déconneur du film d'action dégénéré. Presque de quoi être impatient...(presque)

 

 

 

 

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Published by DH84
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