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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 12:28
Frances Ha

 

 

Ce n'est pas la grande joie dans la vie de Frances, danseuse professionnelle qui n'a jamais rencontré le grand succès. Plus de copain, bientôt plus de colloc', moins de boulot, et la voilà en train d'écumer les collocations de fortune entre deux retours à la maison chez papa-maman...sans compter ses gaffes à répétitions et son incapacité à prendre les bonnes décisions. 

 

New York, le spleen des jeunes adultes, le noir et blanc, la mélancolie. On pense à Woody Allen, forcément, mais aussi rapidement à "Girls" dont le ton est très proche, trait d'union d'ailleurs renforcé par l'irruption de l'inénarrable Adam Driver, dans un rôle assez proche de celui qu'il tient dans la série de Lena Dunham. On pourrait aussi penser à la nouvelle vague, là encore appuyée par un rapide aller-retour dans les rues parisiennes. Mais Noah Baumbach ne s'accroche pas à ses références, et ne centre son film qu'autour de cette Frances qu'il ne lâche jamais des yeux.

 

Véritablement habitée par son actrice (Greta Gerwing, en état de grâce), Frances est probablement la meilleure copine que tout le monde a eu : gaffeuse, rêveuse, pas complètement finie, multipliant les plans foireux... mais que tout cela rend unique. Quand elle passe d'appart en appart, on a mal pour elle. Quand elle doit retourner chez ses parents, on partage sa peine. Mais quand elle passe des heures à trouver un distributeur en pleine nuit pour pouvoir payer le repas qu'elle a promis à un prétendant qui poireaute seul  table, on rigole. Le film enchaîne ainsi les petites saynètes dans tous les coins de New-York et  le charme opère alors, dans la jonction d'un style et d'une image très old school avec une histoire tout à fait actuelle avec mails, portables et blogs.

 

Légère, aérée, parfaitement dialoguée, la première partie du film est un vrai bonheur, en particulier pendant cette collocation improvisée avec deux lascars qui redonneraient le moral à un convoi funéraire. Dommage que le deuxième temps, plus mélancolique et parfois limite dépressif, ne soit pas aussi habité et incarné. Même si elle est formidable, Frances est moins rayonnante, moins passionnante quand elle se retrouve seule et larguée à Paris ou au fin fond de la Californie.

Le retour est émouvant, et nous console un peu de ce trou d'air.

 

Et comme on lui pardonnerait absolument tout, à Frances...

 

 

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Published by DH84
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