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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:44
La Grande Bellezza

 

Un petit retardataire, venu en droite ligne de Cannes mais sorti avec moins de bruit que ses petits camarades, et ce n'est pas son absence du palmarès qui va renforcer la notoriété d'un film italien métaphorique de 2h20.

Mais malgré sa rudesse, malgré ses écarts, malgré l'attention constante qu'il demande, cette "grande beauté" mérite vraiment un arrêt en salles pour ceux pour qui le cinéma n'est pas seulement une affaire de scénario, mais reste parfois une affaire de sens, de lumière, de temps qui s'écoule doucement.

 

Le film est exigeant, mais il n'est jamais hermétique. Il part dans tous les sens mais revient toujours au même endroit : le regard fatigué et ironique de Jep, cet ancien écrivain (un seul roman) devenu le roi de la nuit romaine. De ces nuits, on verra à la fois la folie et la calme, la débauche et la cérébralité. Tout cela pour un trip, un voyage, du cinéma d'auteur parfois sans queue ni tête. Tout comprendre est inutile, il faut lâcher, se laisser emporter par ce flot irrégulier d'images nocturnes et de conversations en apparence banales.

 

Car contrairement à un Nicolas Winding Refn qui tourne sur lui même en se regardant le nombril, Paolo Sorrentino regarde partout ailleurs. Il regarde sa ville, il regarde ses habitants, il regarde les animaux, lur,s les toiutes, il regarde même les touristes. Sa caméra est insaisissable, elle bouge, découvre, se rapproche s'éloigne. Dès cette scène d'introduction totalement hypnotique,  c'est un inévitable touriste japonais qui donne le ton, s'écroulant devant tant de beauté...

 

Dans ce voyage au cœur de la nuit romaine, vous croiserez une girafe, des flamands roses, une peinture d'enfant, un chirurgien esthétique tout droit sorti de Brazil, une bonne sœur et même Fanny Ardant au coin d'un escalier, sublime apparition furtive... Vous entrerez dans des palais perdus et apprendrez qu'à partir d'un certain âge, on peut décider de ne lus faire "que ce que l'on a envie de faire". Sous la houlette de l'incroyable Toni Servillo, vous pourrez vous confronter au vide de l'existence comme jamais...

 

 

Pas toujours très équilibré, long et perturbant, le film ne se donne pas facilement. Mais si l'on ne comprend pas toujours ou Sorrentino veut nous emmener,  on en ressort léger comme une plume, charmé par tant de beauté et tant de mouvement...

 

 

 

 

 

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Published by DH84
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Windows support number and live chat email support 20/06/2014 09:19

To know more of the so called metaphorical film that is Italian in origin, read this article carefully and entertain yourself. It explains the journey that is to the heart of a night and they call it a roman night. The night with all its meaning is explained here.

sare 20/06/2014 07:20

. nice article.