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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 08:17
Le dernier pub avant la fin du monde

 

 

Dernier volet d'une trilogie (prétendument) culte dans certains cercles, cette virée dans les pubs britanniques était attendue dans un été qui ne nous aura pas franchement gâté en terme de comédie.

 

Après un sympathique flash-back estudiantin, on se retrouve embarqués avec cinq anciens potes de lycée, rassemblés pour l'occasion par le looser de la bande, en pleine déprime alors que sa vie fout le camp.

Mais les 4 autres semblent avoir "réussi", et ne sont pas spécialement motivés à l'idée de retrouver le patelin de leur enfance. Surtout que le joyeux chef de bande tient absolument à réussir LE pari du sicècle : parvenir enfin à finir le "Golden Mile", soit un trajet touristique de biture qui s'arrête dans les 12 pubs de la ville...

 

Cinq vieux amis qui se retrouvent (contraints et forcés) dans un bled paumé pour remporter la médaille olympique du décathlon de la biture.. le menu peut être savoureux à condition que les boissons soient servies par une équipe qui bosse son sujet un minimum.

Et c'est le cas ici puisque le scénario écrit par Edgar Wight (réalisateur) et Simon Pegg (acteur principal) est particulièrement chiadé, ce qu'on ne voit pas si souvent dans une comédie potache. Les dialogues claquent, les lieux varient, les enjeux évoluent, de nouveaux personnages débarquent : on ne s'ennuie pas une seconde avec cette bande d'anciens joyeux drilles qui retrouve petit à petit sa jeunesse. L'inverse d'une comédie paresseuse en somme...

 

Et au moment où tout cela pourrait devenir lassant et répétitif, le film déraille complètement et retrouve alors un second souffle dans un gros délire qu'il faut mieux s'abstenir de révéler en avance de phase. Mais autant dire que cela ne fait que renforcer l'objectif initial : parvenir au graal que consiste une bière au 12ème pub d'un village qui aura du mal à se remettre du passage d'une tornade pareille.

 

Devant tant d'enthousiasme, on est prêt à pardonner beaucoup à la fine équipe, y compris vingt dernières minutes totalement ratées, probablement dues à une crise d'inspiration majeure qui rallonge de manière pénible un film qui était parfaitement rythmé et inventif jusque là.

Heureusement que le prologue rebondit bien, et permet de sortir de là avec un grand sourire et l'envie que la fine équipe se reforme pour un 4ème épisode. 

 

 

 

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Les allergiques à ce type d'exercice peuvent évidemment passer leur chemin.  Mais les orphelins d'un genre déserté (même par les maîtres du genre) trouveront dans ce gros truc bourrin et second degré une agréable bouffée de nostalgie.

 

 

 

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Published by DH84
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