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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:57
Trance

 

 

Un casse pour un tableau qui tourne mal, et voilà un des protagonistes amnésique, incapable de se rappeler où il a planqué le tableau.

Et comme les techniques classiques à base d'arrachage d'ongles et de claques dans la gueule ne fonctionnent pas, on fait appel à une hypnotiseuse qui, en plus d'être extrêmement douée, a le physique de Rosario Dawson ce qui ne gâche rien. Mais le cobaye est un peu résistant...

 

Dans un monde ou l'on peut hypnotiser un gros dur et le faire pleurer comme une petite fille en moins d'une minute, tout est possible. En particulier superposer façon big mac le rêve et le réel,  le passé et le présent,  le fantasme et la vraie vie. De ce point de départ un tantinet facile, Boyle s' amuse donc pendant une bonne heure a jouer avec les couches de son sandwich en filmant des scènes totalement ubuesques, tout en semant sans la moindre discrétion des indices dont le spectateur perdu ne peut absolument rien faire.

 

Il y a un côté supermalin un peu facile dans la manipulation, puisqu'on comprend en permanence que tout ce cirque est encore plus compliqué qu'il y paraît, sans jamais pouvoir se raccrocher à des pistes tangibles. Le film s' enfonce alors dans ces twists et contretwists, jusqu'à un dernier quart d'heure ou l'on nous déroule gentiment la pelote, flashbacks a l'appui comme dans un Julie Lescaut. Et jusqu'à une scène finale à haut potentiel comique (involontaire ?) qui range définitivement ce Trance dans la catégorie des nanars survoltés.

 

Bref, impossible de trouver le vertige dans un cadre pareil, malgré tous les efforts de Danny qui n'a pas perdu ses bonnes habitudes de metteur en scène qui craint la finesse comme la peste : musique forte, cadrages tordus, éclairages artificiels, violence crue, nudité frontale... la totale. Un bel élan de vulgarité, dans un cinéma tellement adolescent qu'il en deviendrait presque sympathique pour le coup.

 

Cette mis en scène de clippeur sous crack a au moins le mérite de tenir l'ensemble de bout en bout, et le faire tranquillement atterrir dans le tiroir des thrillers insignifiants, mais pas méchants.

Presque de quoi nous faire oublier qu'il y a bientôt 20 ans, le même Danny Boyle avait mis son énergie de Lapin Duracell au service d'un script brillant, porté par une troupe de jeunes acteurs qui avaient marqué durablement le cinéma indépendant des années 90. Le film s'appelait Trainspotting, et il n'a jamais semblé aussi loin...

 

 

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Published by DH84
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