Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office
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Comme la bande annonce l'annonçait à grand renfort de plans de moins de 5 secondes, la première réalisation de l'acteur Joseph Gordon-Levit a pour héros un beauf américain de catégorie supérieure. Un jacky un tantinet matérialiste, qui vénère son appartement et sa voiture plus que ses amis, et qui a quelques problèmes d'addiction au porno en ligne.
Mais qui se sent obligé de prouver à la face du monde qu'il est un amant accompli, écumant les boites avec ses deux potes pour "lever" le plus de filles possibles dans la semaine. Il va de soi que le tout est assaisoné de dialogues et de plans d'une vulgarité hallucinante, pour bien nous faire comprendre qu'on rentre ici sur un territoire assez vierge en terme de neurones au mètre carré.
C'est marrant quelques minutes, mais JGL devrait vite savoir qu'un des principaux ressorts de la comédie, c'est quand même de disposer de personnages un tant soit peu attachants. Et son débile de compétition n'est pas franchement agréable, sans parler de son double de père, de ses potes décoratifs et de sa sœur mutique.
Et que dire de Scarlett Johanson qui débarque toutes formes au vent, chewing-gum de pétasse à la bouche, maquillée au tuyau d'arrosage et avec une garde robe que ne dénierait pas une Miley Cirus sous anabolisants
Une grand élan de superficialité, bien appuyé par un montage stroboscopique et une mise en scène qui passe surtout par la répétition à l'infini des mêmes scènes, ce qui est un peu léger pour tenir la distance.
Dommage car il y avait vraiment quelque chose d'intéressant dans le portrait de ce Don Juan qui préfère le porno aux femmes, et qui prend davantage son pied devant un écran d'ordinateur que dans les bras des plus belles créatures de la ville. Mais JGL laisse tomber ses personnages en route, et ne semble pas savoir quoi faire après une bonne demi-heure d'orgies nocturnes, surtout quand il se décide à faire évoluer un peu ses personnages pour les sortir du cycle infernal boite-baise-courses-confession-repas de famille. (ces derniers par exemple, ne servent pas à grand chose, sinon à recycler Tony Danza)
Ca ne s'arrange pas quand il se risque à tomber dans une petite morale facile à base de symboliques très très très appuyées (je fais de la muscu, je suis un con égoïste, je me mets au basket, je découvre la vie collective).
On comprend bien l'attrait de l'auteur-réalisateur débutant pour ce personnage un peu barré et pas franchement reluisant.
Mais on ne comprend pas franchement où JGL veut en venir, si ce n'est célébrer que l'amour, c'est mieux à deux, que l'échange est la base du couple, et que l'on se sent tellement mieux dans la vie quand on eut partager avec les autres.
Pour ça, on a Walt Disney, merci.
Même si il n'y a pas Scarlett Johanson dedans.
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