
Bienvenue à bord du Darjeeling limited, le nouveau film de Wes Anderson. Ambiance loufoques, gags pince-sans-rire, relations familiales, le réalisateur déserte les US mais pas son univers habituel,
pour raconter l’histoire de ces trois frères qui parcourent l’Inde à la recherche de leur mère, après le décès de leur père. Alors c’est sur qu’il vaut mieux être fan de cet univers très
particulier pour ne pas s’endormir le long de cette route, où on se concentre beaucoup sur les trois personnages principaux, leurs vies, leurs peurs, leurs évolutions. Mais qu’on accroche ou pas à
cette ambiance, on est bien obligé de reconnaître le talent incroyable du réalisateur qui ose les effets de style les plus voyants avec une réussite insolente : ralentis appuyés, travellings à
travers les murs, caméras subjectives, symétries omniprésentes dans le champ, BO aux allures d’armée mexicaine (musique indienne + les Stones + Joe Dassin !), caméos surréalistes (Barbet Schroeder
en garagiste, mais qu’est-ce qu’il fout là ?) et même un court métrage en guise de prologue… et le pire c’est que ça marche à chaque fois. J’attends le prochain avec impatience….