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Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office

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Incognito




Inognito marque les débuts au cinéma du chanteur Benabar, avec un pitch plutôt original. Bruno,  un contrôleur RATP et ex musicos raté récupère un carnet de chansons laissé par une des ses anciennes connaissances, qu’il croit décédé, ces chansons lui permettent de devenir une star d’un jour à l’autre. Mais un jour, l’ami en question refait surface : il repart dans trois jours, et ne sait pas que Bruno est devenu célèbre. Ce dernier a donc trois jours à tenir incognito et demande à l’ami qu’il héberge (Dubosc) de se faire passer pour le proprio.  

Une comédie française avec un vrai scénario, des personnages folkloriques des situations à rebondissements, et qui ne prend pas son spectateur pour un débile, c’est possible, la preuve. Obligé de rester incognito, le héros se retrouve obligé d’inventer toutes les combines imaginables pour ne pas être reconnu, du voyage à la campagne jusqu’au camouflage en passant par les déguisements, et j’en passe… Au delà de la critique facile mais drôle du monde des célébrités, c’est parfois jubilatoire de voir ce pauvre type, qui a toujours rêvé d’être célèbre, se mettre en quatre pour redevenir parfaitement inconnu. Tout ce qui lui plaisait dans sa vie de popstar devient d’un jour à l’autre un véritable enfer.

Mais surtout (et ça me fait vraiment mal de le dire...) , le film doit beaucoup à Franck Dubosc. Loin des one-man-shows infantiles et solitaires, l’acteur se glisse dans l’histoire, tout en restant un personnage secondaire, pour déverser par petites touches bien senties ses piques vulgarité et de loufoquerie. Résultat : sa présence de clochard paumé dans cet univers polissé de célébrité et de pognon est une source intarissable de situations rocambolesques, d’autant plus drôles qu’il ne cherche pas (comme dans ses spectacles) à étirer jusqu’à l’indigestion ses effets. Comme d’autres comiques au cinéma, lorsqu’il est livré à lui-même, Dubosc ressemble à un vieux disque rayé. Lorsqu’il est intégré dans une histoire et guidé par un réalisateur, il est tout simplement très drôle. Et Benabar alors ? Et bien il s’en sort pas mal du tout avec ce personnage d’ancien timide, un peu looser. Il ne serait pas surprenant de le recroiser bientôt dans les salles.

Bref, ce n’est sûrement pas le film du siècle, mais une comédie où l’on rit assez souvent, et dont on a envie de ressortir les meilleures répliques à ses potes en sortant. Une comédie, quoi.

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