Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office

Série culte chez les geeks, vénérée par ses fans et ignorée du reste du monde, Star Trek avait donné lieu à quelques films, de plus en plus ringards et dépassés au fil du temps. Les derniers opus étaient d’ailleurs sortis dans un anonymat assez relatif, les pyjamas et les oreilles pointues avaient donc été rangés au placard. Mais en cette période à risque pour les blockbusters, tous les studios appliquent la même recette : faire du neuf avec du vieux, recycler sans fin les succès, quitte à aller les chercher vraiment loin…Objectif déclaré de la Paramount : rendre Star Trek cool à nouveau. Pas gagné d’avance… LA bonne idée ? Confier le bébé à un réalisateur branché, et surtout totalement étranger à l’univers.
J.J Abrahams, plus connu pour son talent à la télé (Alias, Lost, …) qu’au cinéma (le sympa mais inoffensif MI :3) nous convie donc à une véritable cure de jouvence. Fini les vieilleries, les pyjamas et l’équipage cinquantenaire : Star Trek 2009 est jeune, explosif, sexy et avance à 200 à l’heure. On n’est pas là pour réfléchir, ni pour philosopher, on est là pour botter le cul à de vilains aliens, faire péter des planètes, draguer la traductrice, sauter en parachute sur un émetteur, chasser la bébête des glaces et shooter les vaisseaux ennemis à coups de rayons. Bref, on est là pour s’amuser. Abrahms déroule donc son film avec un rythme d’enfer, bien aidé par un scénario solide, avec juste ce qu’il faut de complexité pour exciter la curiosité du spectateur sans le perdre en route. Les acteurs sont au diapason : jeunes, beaux, drôles, ils passent avec autant d’aisance les blagues cons que les scènes d’action. Avec une mention spéciale pour Zachary « Sylar » Quinto, épatant en Spock, dans le seul rôle un peu complexe du casting. Quant aux décors et effets spéciaux, les moyens ont été mis pour qu’ils soient dignes d’un blockbuster du XXIème siècle, et ça se voit. Un vrai bémol quand même : le méchant incarné par le pauvre Eric Bana, à mi chemin entre le fan de Judas Priest et le hooligan, est complètement raté, et fait plus rigoler qu’autre chose.
Malgré cela, il s’agit donc d’un vrai pop corn movie, qui ne rend surtout pas plus intelligent, mais qui remplit haut la main sa première mission : divertir. Je ne serai pas surpris que cet opus soit un des grands gagnants de l’été au US…et qu’on ait le droit aux suites.