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Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office

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Chronicle

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A la recherche d’un nouveau business model, Hollywood trouve au fur et à mesure des éléments de réponse. Ce Chronicle est une synthèse intéressante, à la croisée d’une multitude de genres. Le film rappelle les premiers pas du "found footage" (Le Projet Blair Witch, 13 ans déjà), résonne avec les vidéos Youtube que l’on a pris l’habitude de regarder, se nourrit des influences des séries télé (Heroes pour la plus évidente), tout en étant assez cohérent pour un long métrage de divertissement.

Trois jeunes américains se retrouvent munis de pouvoirs surnaturels après un passage dans une mystérieuse grotte. Ce qui les ravit, tant qu’ils les utilisent pour faire les cons dans les magasins, ou dans leur lycée. Mais le plus sombre des trois semble avoir bien du mal à maitriser ses pulsions d’adolescent, pas aidé en cela par une réputation de looser à l’école et une situation familiale pour le moins instable.

 

Première bonne idée : ne pas s’appesantir trop longtemps sur les présentations et les préliminaires. Rapidement, nos trois ados font voler des objets (y compris eux-mêmes), s’amusent comme des petits fous et profitent à plein tube de leur nouvelles capacités. C’est plaisant, efficace, et même un peu plus. Le film trouve en effet une vraie profondeur quand il se sert du passage dans l’adolescence pour traiter de l’ivresse du pouvoir, la découverte de nouvelles forces, le sentiment d’être invincible. Malgré le gadget du surnaturel, le scénario reste aux plus près de ses trois lurons et sonne curieusement réaliste, dans la recherche de gloire, d’approbation et tout simplement de reconnaissance.

 

Mais l’euphorie retombe et voilà qu’apparaissent d’autres éléments bien connus (et déjà bien traités) de l’adolescence : le rejet, la violence, la tristesse, le sentiment d’injustice. Là où l’ado moyen ne peut que ruminer, ou dans le prie des cas, emprunter le flingue de son père, celui-ci peut dévaster la moitié de Seattle. L’explosion finale est clairement attendue, ce n’est pas la partie la plus intéréssante, le film perdant peu à peu de son intérêt à à force de vouloir remplir toutes les cases d’un cahier des charges… et abuser des plans larges qui ne passent pas forcément très bien. On ne filme pas impunément deux énergumènes qui volent dans une ville de nuit sous la pluie sans toucher les frontières du ridicule, rappelez vous du troisième épisode de Matrix.

 

Mais on aurait tort de se plaindre trop : l’image ne donne pas le mal de mer (lieu commun des films de found footage.. qui a dit "des films de Lars Von Trier aussi" ? C'est pas sympa), le rythme est impeccablement tenu (1h24 montre en main) et les trois acteurs sonnent juste. Le joli petit succès de Chroncile aux Etats-Unis peut donner un premier niveau de réponse pour les gros pontes californiens. Comment faire revenir les jeunes spectateurs dans les salles ?

Faire de bons films.

Qui racontent une histoire simple, mais pas débile .

Et sans 3D.

 


 

 

 


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M
Très bonne critique, je viens de voir le film et j'ai beaucoup aimé :)<br /> D'accord avec toi à propos de la 3D, Je boycotte la 3D depuis " Le Choc des Titans " , un film qui est censé être en 3D mais qui ne l'est pas ( Enfin, sauf peut-être pour la pub Haribo du début ...<br /> )
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