Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office

Apres avoir réussi son improbable cross-over général dans les Avengers, Marvel continue a dérouler sa recette désormais rodée : envoyer sur les écrans un film pour chaque poulain de son écurie, en attendant de les réunifier dans un prochain Avengers 2. En plus de ce troisième épisode d'Iron Man, nous aurons donc la chance de recevoir un deuxième Thor et un deuxième Captain America sous peu... et si on est bien sage, un quatrième Hulk ?
D'ailleurs il déprime Tony Stark, sans ses petits camarades. Depuis l'invasion alien de New-York, il se renferme dans son cocon technologique et mécanique, nous trainant avec lui dans une première partie soporifique qui rappelle les pires travers d'Iron Man deuxième du nom (probablement la pire production Marvel a ce jour). Pas d'action, peu de blagues, juste un couple de petits vieux et leurs scènes de ménage. C'est dire si l'on est content de voir débarquer le terroriste en chef avec ses faux airs de Ben Laden, et son incroyable capacité à pirater les télés américains plusieurs fois par semaine.
Donner à ce mandarin des airs réaliste de terroriste du XXIème siècle et jouer ainsi avec son image est une des très bonnes idées du film...qui ne manque pas de très mauvaises par ailleurs, à commencer par une tribu de méchants avec des superpouvoirs idiots dont on a souvent du mal à comprendre la portée.
Et comme Tony Stark est accompagné de seconds rôles plutôt décoratifs qu'autre chose, le film peine à trouver de la consistance, même en faisant exploser consciencieusement la villa californienne du milliardaire. La vision de Gwyneth Paltrow en armure (merci les cauchemars) vient conforter cette impression de blockbuster hésitant et folklorique. Ce n'est d'ailleurs presque plus un Iron Man puisqu'on ne voit presque jamais Tony Stark en armure, cette armure devenant un personnage à part entière.
On se traîne alors tranquillement jusqu'aux morceaux de bravoure finaux attendus depuis la bande annonce (la chute libre, l'attaque des armures), bien aidés par le seul vrai second rôle du film : un gamin qui croit rêver quand Iron Man devient son pote. Comme lui, on aimerait avoir un peu plus d'étoiles dans les yeux, un peu plus d'action, un peu plus de rythme, et moins de circonvolutions narratives rarement passionnantes.
Reste l'ironie mordante de Shane Black, quelques bonnes vannes et la décontraction de Robert Downey Jr, qui sait rester cool même dans le plus idiot des scenarios. Mais ce troisième épisode prouve surtout que le bestiaire Marvel a décidemment un intérêt bien limité lorsqu'on isole ses têtes d'affiche dans des films en solo (comme les X-Men, et contrairement à la Justice League par exemple). On attendra donc patiemment le prochain Avengers...
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Apres avoir réussi son improbable cross-over général dans les Avengers, Marvel continue a dérouler sa recette désormais rodée : envoyer sur les écrans un film pour chaque poulain de son écurie, en attendant de les réunifier dans un prochain Avengers 2. En plus de ce troisième épisode d'Iron Man, nous aurons donc la chance de recevoir un deuxième Thor et un deuxième Captain america sous peu... et si on est bien sage, un quatrième Hulk ?
D'ailleurs il déprime Tony Stark, sans ses petits camarades. Depuis l'invasion alien de New-York, il se renferme dans son cocon technologique et mécanique, nous trainant avec lui dans une première partie soporifique qui rappelle les pires travers d'Iron Man deuxième du nom (probablement la pire production Marvel a ce jour). Pas d'action, peu de blagues, juste un couple de petits vieux et leurs scènes de ménage. C'est dire si l'on est content de voir débarquer le terroriste en chef avec ses faux airs de Ben Laden, et son incroyable capacité à pirater les télés américains plusieurs fois par semaine.
Donner à ce mandarin des airs réaliste de terroriste du XXIème siècle et jouer ainsi avec son image est une des très bonnes idées du film...qui ne manque pas de très mauvaises par ailleurs, à commencer par une tribu de méchants avec des superpouvoirs idiots dont on a souvent du mal à comprendre la portée. Et comme Tony Stark est accompagné de seconds rôles plutôt décoratifs qu'autre chose, le film peine à trouver de la consistance, même en faisant exploser consciencieusement la villa californienne du milliardaire. La vision de Gwyneth Paltrow en armure (merci les cauchemars) vient conforter cette impression de blockbuster hésitant et folklorique. Ce n'est d'ailleurs presque plus un Iron Man puisqu'on ne voit presque jamais Tony Stark en armure, cette armure devenant un personnage à part entière.
On se traîne alors tranquillement jusqu'aux morceaux de bravoure finaux attendus, bien aidés par le seul vrai second rôle du film : un gamin qui croit rêver quand Iron Man devient son pote. Comme lui, on aimerait avoir un peu plus d'étoiles dans les yeux, un peu plus d'action, un peu plus de rythme, et moins de circonvolutions narratives rarement passionnantes.
Reste l'ironie mordante de Shane Black, quelques bonnes vannes et la décontraction de Robert Downey Jr, qui sait rester cool même dans le plus idiot des scenarios. Mais ce troisième épisode prouve surtout que le bestiaire Marvel a décidemment un intérêt bien limité lorsqu'on isole ses têtes d'affiche dans des films en solo (comme les X-Men, et contrairement à la Justice League par exemple). On attendra donc patiemment le prochain Avengers...