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Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office

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White house down

White house down
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Tonton Roland a encore du jus. 

Après avoir décimé le monde dans "Le jour d'après", son appétit pour la destruction massive n'est pas encore complètement assouvi puisqu'il retourne sur les lieux de ses premiers exploits, à savoir la maison . blanche.  Si le plus célèbre bâtiment du monde avait déjà flambé dans "Independance Day", c'etait de loin et après avoir évacué tout le monde.

Fini de rire, puisque Emmerich entreprend maintenant de désosser la vénérable batisse pièce par pièce. .. et avec le président à l'interieur. Et comme nous sommes désormais au XXIème siècle, le président est non seulement noir, mais aussi un pacifiste acharné...

 

Le blockbuster est presque vintage. Une longue installation,  des personnages,  une montée en tension. Retour dans les années 80-90 où on pouvait discuter une demi heure abant de tirer le.premier coup de feu.

Modèle revendiqué : "Die Hard" premier du nom,  allègrement pompe jusqu'au marcel plein de sueur de son héros jard boiled qui rend les terroristes cinglés à force de ne pas vouloir rendre les armes à 1 contre 30.

 

Mais c'est d'un autre film dont "White house down" devient le double : "The Rock" de Michael Bay. Prologue long, forces spéciales dépassées, vieux militaire reac, otages,  attaque aérienne finale, le film en devient presque un remake à force d'utiliser les mêmes combines. Et tant pis si l'on remplace Sean Connery par Channing Tatum et Nicolas Cage par une gamine de 11 ans.

Résultat : si Emmerich ne parvient évidemment jamais a approcher la maitrise et la puissance de Die Hard, il livre un bon blockbuster idiot à l'ancienne, drôlement efficace et souvent très drôle dans la.punchline ou l'exagération patriotique. 

Quelques scènes hautement surréalistes seront à ranger sur l'armoire à délire, aux cotés du discours du président américain dans Independance Day

 

Et même dans ce genre de produit hautement débile,  avoir un casting solide aide vraiment à passer les plats. On voit que la crise doit aussi frapper hollywood quand on voit le nombre d'acteurs sérieux qui viennent cachetonner ici...y compris un excellent Jason Clarke qui prouve qu'on peut incarner un méchant brutal avec du charisme (même si il devrait essayer un jour de jouer dans un film où il tabasse pas un mec toutes les 30 secondes, ça lui ferait du bien)

 

C'est aussi une bonne idée d'utiliser l'ensemble du décor, des espaces, d'écrire une histoire en fond, et de varier les plaisirs, jusqu'à cette delirante course en limousine dans les jardins présidentiels.

 

 

Les allergiques à ce type d'exercice peuvent évidemment passer leur chemin.  Mais les orphelins d'un genre déserté (même par les maîtres du genre) trouveront dans ce gros truc bourrin et second degré une agréable bouffée de nostalgie.

 

 

 

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Un très beau film, étonnant, inspirant, décalé. Qui donne à un mélo noir bien classique un relief inattendu en cherchant au delà de deux amoureux qui se roulent dans l'herbe.

Après Michael Kohlhaas, le cinéma d'auteur français fait décidemment figure de rayon de soleil dans un été un peu faiblard pour les films d'auteur...

 

 

 

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