Critiques de films et de séries, Actualité du cinéma et du box office
Un jeune écrivain qui est en train de transformer doucement mais surement en clochard découvre une pilule qui lui permet d’utiliser son cerveau à 100% et de rendre son esprit plus profond, plus rapide et plus vif que n’importe qui sur la planète. Il monte alors tous les échelons de manière spectaculaire, mais un tel pouvoir a un prix…(évidemment)
Le principe n’est pas nouveau, mais il est quand même furieusement actuel. A une époque où la maitrise d’une information pléthorique et insaisissable est plus que jamais un challenge, Hollywood recycle les mythes les plus anciens et les plus classiques pour les relire à sa sauce. Le mélange est curieux car le film fait écho à la fois aux exemples les plus âgés (le mythe de Faust) et les plus récents (la série Chuck par exemple), sans spécialement chercher à s’en écarter. Cela donne une première partie pas désagréable, mais hautement prévisible où l’on retrouve absolument toutes les scènes prévues, y compris le fait que tout cela semble particulièrement inquiétant. Le spectateur a bien compris que toute cette histoire était louche mais pas le protagoniste qui fonce tête baissée vers les emmerdes…
La suite s’avérera parfois un peu décalée (on ose pas dire surprenante), mais le scénario qui se densifie un peu plus est gâché par une réalisation plus tape à l’œil tu meurs, qui multiplie les emprunts éhontés (le film de chevet du réalisateur semble définitivement être Fight Club) et qui finit par fatiguer par tant d’effets artificiels qui tentent surtout de meubler la vacuité des personnages et des situations. D’autant que certains passages donnent franchement le mal de mer (prévoyez les gerby-bags). A part ça, le film nous pousse tranquillement vers la sortie en se prenant curieusement au sérieux, alors que rien ne l’y dispose, ni Bradley Cooper qui semble trainer sa gueule de bois depuis Bangkok, ni Robert De Niro qui vient jouer le vieux singe à qui on apprend pas à faire des grimaces mais qui va s’en mordre des doigts quand même.
A l’arrivée, un ensemble pas fondamentalement nul, mais qui ne renouvelle pas grand-chose et qui envoie le réalisateur Neil Burger dans la catégorie des photocopieurs.
NB : pour ceux qui veulent suivre les chroniques, ouverture d'une page Facebook, n'hésitez pas :
Et puis il y a toujours twitter