Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 07:01

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

ryan-gosling-dans-le-film-the-place-beyond-the-pines-de-der.jpg

 

Schenectady, état de New-York. Des braqueurs, des flics, des juges, mais surtout des pères. Dans les couches populaires comme dans la classe moyenne, la vie est dure. Les enfants déconnent, les parents ne font pas mieux. Et comme dans les tragédies grecques, les fautes des pères doivent-elles retomber sur les fils ?

 

Il y a plusieurs films dans le film, mais pas en parallèle comme on peut le voir souvent. Le découpage en segments est marqué, voulu, presque brutal. Et comme le premier segment est nettement le plus réussi, cela déséquilibre quand même un long métrage qui cherche de l'amplitude grâce à sa durée et son histoire fleuve, mais qui ne se remet jamais complètement de la sortie du premier chapitre. 

Une première partie sèche, racée, brillante, à travers une virée chez les ploucs de l'Etat de New-York qui a beaucoup de gueule, probablement grâce à la fascination perceptible du réalisateur pour son acteur.  Derek Cianfrance ne lâche pas Ryan Gosling, il le suit, le regarde sous tous les angles, fait ressortir sa virilité, même quand il l'affuble des pires frusques possibles de garagiste. Au delà de la fascination, cela donne un polar sec et efficace, tant que l'on reste du côté des minables et des braqueurs.

 

La tension retombe brutalement, dès l'on passe chez les flics, même si le film garde une unité et une cohérence. Malgré tous ses efforts, Bradley Cooper apparait bien palot avec ses béquilles, sa bonne foi et sa redoutable naïveté. D'autant que ces histoires de corruption policière déjà vues des centaines de fois n'ont pas spécialement d'originalité ni de relief, à part la présence physique inquiétante de Ray Liotta.

Le rebouclage final permet pourtant de retrouver un peu de souffle, dans une histoire un peu grosse, mais élégamment traitée, qui utilise parfaitement ces décors déprimants de l'état de New-York, ses routes et ses forêts.

 

On se prend globalement d'affection pour ce polar ambitieux bien filmé, profond, à la musique envoutante. Mais qui ne parvient pas toujours à assumer à l'écran sa grande ambition narrative... 

 

 

 Page Facebook

Compte twitter      

Partager cet article

Repost 0
Published by DH84
commenter cet article

commentaires

Chris 05/04/2013 05:50

Je pense que tu devrais introduire des demi-etoiles...

J'ai ete beaucoup seduit par le film, l'ambiance, la douce melancolie qui s'en degage, la belle image, l'originalite de faire un film quasi-chorale mais dont la structure est lineaire, et les
belles performances d'acteurs.

J'apprecie de plus en plus Bradley Cooper, que je trouve capable de jouer avec beaucoup de nuances des roles tres differents. Gosling a une superbe presence a l'ecran, mais apres Drive et avant
Only God forgives, on a l'impression que ce ne sont plus vraiment des roles de compositions.

La premiere partie ne peut qu'inevitablement generer des reminiscences de Drive, quant a la derniere partie, elle m'a beaucoup fait pense a Heaven/In a better world, cet extraordinaire film danois
que je te recommandais il y a quelques mois.

Je reconnais au film quelques longueurs, et je peux comprendre qu'on ressente un cote un peu "pointless" au film, pas forcement original dans le scenario (l'improbable 3e partie), mais je reste sur
une belle impression.