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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 06:58

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ARTICLE PUBLIE SUR LEPLUS

 

Les adaptations de bande dessinées au cinéma sont par définition des entreprises à risque. Dur, dur, de transposer sur grand écran une dynamique et un humour de papier glacé, en respectant le matériau d’origine tout en apportant sa touche personnelle.  Encore plus quand on choisit de s’attaquer à l’univers si particulier de Franquin.Mais  l’attente était forte quand on se rappelle qu’Alain Chabat est probablement le seul à avoir réussi avec succès la transposition d’une BD populaire sur grand écran, avec un mémorable voyage d’Astérix en Egypte, à des années lumières des consternantes adaptations qui l’ont précédé, et suivi.

Et malgré une promo peu envahissante, le film joue gros avec son budget imposant et son défilé de stars en tous genre. Car Chabat reste capable de mobiliser du beau monde autour de l’importe quel projet, à commencer par Jamel qui a beaucoup à se faire pardonner après son épouvantable parenthèse californienne. Pour notre plaisir, on retrouvera aussi un Lambert Wilson en pleine forme, qui a posé sa robe de bure et ses costumes de serial killer pour un costume de général Alcazar du meilleur effet. Mais aussi Fred Testot, Patrick Timsit, Geraldine Nakache, et même une chanteuse assez inattendue. Du beau monde, qui amène sa bonne humeur et sa spontanéité comme dans une soirée improvisée entre potes. Tout le monde est très content de s’offrir des vacances au soleil, et ça se voit à l’écran.

 

C’est le principal atout du film : il respire la modestie et se rend immédiatement sympathique. Loin des clins d’œil en pagaille et des défiles de guest-stars, Chabat reste assez proche de la BD d’origine en privilégiant une intrigue simple, des rebondissements faciles et des personnages hauts en couleurs. En multipliant les emprunts à Tintin et en ne jouant pas la carte du décalage (comme dans son Astérix par exemple), le réalisateur s’acquitte d’une commande avant tout familiale et bon enfant. Il est probable que les plus jeunes adoreront, emballés autant par les jolis décors que les gags potaches, et surement encore plus par ce sympathique marsupilami en image de synthèse, aussi bondissant et énergique que sur papier. Pour ne rien gâcher, le film est visuellement très réussi, dans ces jolis plans de la jungle mexicaine comme dans la reconstitution de la petite capitale palombienne.

 

Cela dit, les grands enfants et les inconditionnels de l’humour Canal pourront quand même être un peu plus frustrés par un scénario bien linéaire, et par l’impression de retenue que donne le film dans son ensemble, qui veille à ne jamais tomber dans le grand délire à tiroirs, mais bien à passer par toutes les étapes impératives : prison, palais présidentiel, jungle profonde et sauvages en costume du dimanche. L’esprit de Franquin est bien là, et on sent à chaque image que toute l’équipe a cherché à respecter le schéma de départ, qui fait s’affronter des gentils bien maladroits au cœur d’or à de gros méchants d’opérette que l’on aurait aimé trouver encore un peu plus ridicules, à l’image d’un Patrick Timsit un peu éteint. Comme si chacun veillait à ne pas voler la vedette à la bébête numérique centre de toutes les attentions. 

 

Mais Alain Chabat reste l’ancien nul qui ne peut s’empêcher à quelques occasions de déraper gentiment,  pour amener un peu de de décalage dans une soirée trop sage. Et il parvient à glisser quelques jolies peaux de bananes dans cet ensemble parfois un peu convenu. Quand il met en scène un chihuahua priapique un peu trop affectueux (bon courage aux parents pour expliquer la scène aux plus jeunes). Quand il s’offre une parenthèse animée pleine de mauvais esprit de second degré en plein cœur de la jungle. Et surtout quand lâche un Lambert Wilson déchainé dans le palais présidentiel, pour un hommage cocasse et complètement barré à une des plus grandes gloires (ou une des plus grandes hontes, c’est vous qui voyez) de la chanson francophone mondiale.

 

Dans ces moments là, l’ex-nul réapparait derrière le gentil nabab du cinéma français. Pour ces moments là, le film mérite un détour, même pour ceux qui ont dépassé les douze ans. Et quand défile un générique rempli (comme d’habitude) d’âneries en tous genre, on se dit que ce cinéma même très populaire peut être précieux.

 



 

 


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Published by DH84
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Mielle Eric 10/04/2012 08:06

Heureusement que cet à critique,car personnellement je n'ai rien sentis du tout de l'univers de Franquin. Le marsupilami de Chabat n'a pas la reconnaissance que de celui de la BD,le personnage est
plus vivant,plus énergique et plus coléreux;en plus aucune femmes dans le film de Chabat ne servaient à quelque choses,Jamel Debouzze,Patrick Timsit,Lambert Wilson , Fred Testot et Alain Chabat ne
jouaient pas bien,le seul film réussit de Chabat est Mission Cléopâtre,ce film est une moquerie à la BD,je ne vois pas où se trouve le respect.