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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:19

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Un retour attendu pour les co-réalisateurs du merveilleux Little Miss Sunshine, film référence du cinéma indépendant récent. L'attelage est d'ailleurs devenu plus massif, puisque si on retrouve bien Paul Dano (l'ex ado mutique), le film s'enorgueillit de quelques guests de qualité, venues du cinéma (Steve Coogan, Antonio Banderas et Annette Benning, très drôles en hippies débonnaires et perchés) mais aussi du série (cherchez bien, il y a des tranfuges de Newsroom et de True Blood entre autres). Un embourgeoisement qui ne nuit pas vraiment un à film qui, comme son brillant prédécesseur, fait cohabiter une grande légèreté poétique avec des sujets plus intérieurs et plus graves. 


Calvin est un jeune écrivain qui a connu un succès considérable un peu trop jeune. En pleine dépression depuis, il cherche un  moyen de se relancer en créant un personnage de fille idéale dont il rêve chaque nuit. Jusqu'au jour où ladite fille s'incarne en chair et en os dans sa cuisine. A la grande surprise de Calvin qui se demande si il devient fou, ou alors si cette apparition ne serait pas la chance de sa vie.


"L'arrivée" de Ruby est probablement la meilleure partie du film. Qui est très drôle en plus d'être poétique, fantaisiste et décalé. Un joli petit bonheur partagé qui fait franchement plaisir à voir, mais qui ne peut évidemment pas durer. Et si on sait gré aux auteurs de n'être pas trop naïfs, la partie plus dramatique de cette love story littéraire n'a pas le même équilibre.

Finement mis en scène, bien dialogué, le film porte la marque du savoir faire indéniable d'un certain cinéma indépendant américain. On reste pourtant sérieusement sur sa faim, en particulier quand la trajectoire du charmant couple se charge.


D'aérien et léger, le film se charge de sabots de plomb qui ne le quitteront plus beaucoup. On peut comprendre le message, regarder avec curiosité de ce couple qui se désagrège sous nos yeux sans apprécier des scènes de jalousies un peu convenues, ou encore cette séquence très violente autour d'une machine à écrire, qui met profondément mal à l'aise. Comme si les auteurs ne savaient pas comment nous emmener vers la boucle finale, qui renoue pour le coup avec une poésie et une douceur que le film avait oublié en route.

Un opus loin d'être parfait donc, mais dont la fraicheur et l'originalité méritent quand même un détour...

 


 


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Published by DH84
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