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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 08:37
Tirez la langue mademoiselle

 

Paris ou Chinatown, on ne sait plus trop. Des barres d'immeubles à perte de vue, des restaurants chinois, des locaux associatifs en rez-de-chaussée, des vagues de parisiens qui rentrent du boulot le soir, ou qui y vont, on sait pas trop  non plus.

Deux hommes, une femme, une petite fille. Des solitaires qui ont toutes les peines du monde à se lier avec d'autres. Comment ça se passe quand ce type de personnage tombe subitement amoureux ?

 

Le film est plaisant, parce qu'il ne sent pas obligé de tout expliquer d'un coup. Résultat, beaucoup de surprises et d'incompréhensions dans les premières minutes, qu'il ne faut pas trop raconter.

Sans en dire trop, on peut évoquer ce drôle de triangle amoureux, cette adorable gamine un peu trop directive, et quelques rebondissements inattendus. Des patients un peu délirants, des docteurs assez bizarres, des réunions déprimantes, des pères absents : un programme pas forcément des plus réjouissants, mais dont le côté un peu barré fait régulièrement mouche.

 

En plus, il ne se passe pas tant de choses que cela dans ce film, et la réalisatrice Axelle Ropert en rajoute avec son obsession de filmer les gens en train de marcher, pour faire le line entre chaque séquence. Ce qui peut être perçu dans un premier temps comme un tic de mise en scène est en fait une manière subtile de poser un décor de grande solitude dans ce quartier de Paris pas folichon.

 

Filmer des gens bizarres et solitaires n'est pas donné à tout le monde, et la réalisatrice s'en sort à l'arrivée très bien, bien aidée par un casting très solide et une vraie belle patience pour nous laisser découvrir petit à petit les personnages. "Tirez la langue" reste donc un petit film social et amoureux, mais dont l'originalité frappera ceux qui voient trop de longs métrages français qui se ressemblent tous.

 

Ce film ne ressemble à aucun autre, et c'est probablement pour cela que malgré son scénario un peu anémique, ses images restent encore longtemps après la sortie de la salle.

 

 

 

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Published by DH84
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